Moncef Mestiri, zaytounien, destourien et journaliste 1901-1971

Moncef Mestiri, zaytounien, destourien et journaliste

1901-1911 : Naissance dans une famille conservatrice qui s’engage à travers Hamouda Mestiri dans la lutte nationale. Ce dernier ouvre son domicile aux réunions du Destour. Enfant, Moncef Mestiri vit les événements du tramway et ceux du Jellaz.

1911-1922 : Poursuit ses études à la Zitouna. Suite à la Première Guerre mondiale, entre 1919 et 1920, M. Mestiri assite aux péripéties de la formation du Destour dans le domicile familial. En 1922, il obtient le diplôme du tatwi’. L’année même, une crise politique secoue la Tunisie (mort de Naceur bey).

1923-1934 : Moncef Mestiri entretient une correspondance avec Abdelaziz Thaâlbi qui a quitté la Tunisie. Il renonce en 1924 à la carrière d’enseignant pour se consacrer à la politique et commence à écrire ses premiers articles dans les journaux tunisiens (Lissan Ech-chaâb, El Umma, Ifrikya…) et égyptiens (As-siyasa). En 1934, il fonde le journal Al Irada, organe du partiDestour qui traite des thèmes brûlants de l’époque : les ouvriers, la naturalisation, le rôle de la femme…Malgré plusieurs interruptions, Al Irada durera 20 ans.

1937-1944 : Après le retour de Thaâlbi à Tunis, Moncef Mestiri et le Destour reprennent un peu de vie et d’espoir. Les conflits avec le Néo Destour (sur les méthodes d’action et notamment à propos d’avril 1938) puis la mort de Thâalbi affaiblissent les structures et la position politique du Destour.

1944-1955 : Moncef Mestiri représente le Destour au sein du « Comité des Quarante » (lajnit al arba’in) comme il fait partie, en tant que zaytounien, de la Commission chargée  du Code du statut personnel dirigée par Mohamed El Aziz Jaït. Au cours de cette période de tensions, il échappe à deux tentatives d’assassinat par « La Main Rouge ».

1955-1959 : Il fonde le journal Al Istiqlal dans lequel il rédigera plusieurs séries d’articles sur le Code du Statut personnel, la rédaction de la Constitution tunisienne et divers points de l’actualité politique. Le ton et le contenu des polémiques du journal expliquent la décision de le suspendre en 1960.

1960-1970 : Au cours de cette dernière décennie de son existence, Moncef Mestiri abandonne le champ du journalisme politique et se remet à l’exploitation agricole, tout en restant très branché sur l’évolution de l’actualité politique à travers les journaux, la radio et la télévision, nouvellement entrée en Tunisie.  L’expérience coopérative sera l’ultime crise qui le touchera, avant qu’il soit atteint d’un cancer qui se déclare en 1967

29 janvier 1971 : Décès de Moncef Mestiri

2010 : Ses filles Houda Mestiri Kchir et Safia Mestiri Babaï font don de ses périodiques à la Bibliothèque Nationale de Tunisie.