Donateurs de la BnT

Afin de rendre un hommage mérité à ses donateurs, la Bibliothèque Nationale estime qu’il est de son devoir de les faire connaître, tout en précisant que cette liste n’est pas exhaustive et on est en train de la mettre à jour.

Charles-Joseph TISSOT (1828 -1884)

Né à Paris, Charles Tissot est diplomate et historien français. De 1871 à 1876, il est nommé ministre plénipotentiaire à Tanger et à Athènes, puis ambassadeur de France à Constantinople et à Londres. Il  devient correspondant puis membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

Nous citons parmi ses œuvres :

1877 : « Recherches sur la géographie »

1877 : ‘’La Libye d’Hérodote’’

1879 : ‘’Le Chott-el-Djerid ‘’

1880 : ‘’Lettre à M. Desjardins sur la découverte d’un texte épigraphique de table de Souk-el-Khmis’’

La bibliothèque de Charles Tissot constitue le premier noyau du fonds de la BnT.

  Nazli FADHEL (1853  – 1913)

C’est la fille du prince Mustapha Fadhel Pacha, petit-fils de Mohamed Ali pacha. D’origine turque et native du Caire, elle séjourna en Tunisie une quinzaine d’années, de 1898 jusqu’à sa mort en 1913. Elle avait une grande influence sur la pensée des réformateurs en Egypte et en Tunisie tels Mohamed Abdou, Kacem Amin, Saad Zaghloul, et le groupe nationaliste des « Jeunes tunisiens ». Elle a noué des liens politiques et culturels entre les leaders réformistes de la ‘’Nahdha’’ en Egypte et en Tunisie et surtout entre Mohamed Férid et Béchir Sfar. Elle a soutenu tous les projets réformistes de la ‘’Nahdha’’ tunisienne comme la Khaldounia.

  Philippe de TARAZI  (1865– 1956)

Né à Beyrouth (Liban) dans une famille noble. Il lui revient l’honneur d’avoir fondé la Grande Bibliothèque de Beyrouth en 1921 qui deviendra plus tard la Bibliothèque Nationale du Liban. Il a plusieurs publications parmi lesquelles : L’histoire de la presse arabe.- Beyrouth, 1913.

  Tahar BEY (1877 – 1941)

Il est le fils de Mohamed Hédi bey ; il fit ses études au Collège Sadiki ; il a fait plusieurs voyages en Europe et notamment en France. Il fut prince héritier du Royaume de Tunisie sous le règne de son oncle Ahmed Pacha Bey II après le décès du prince héritier Mahmoud Bey en 1939.

  Mohamed Aziz HAYOUNI  (1871 – 1959)

Né à Tunis, il a fait ses études au Collège Sadiki puis au Lycée Alaoui, et ensuite à la Mosquée Zitouna. Il a occupé la fonction d’instituteur et de traducteur. Il a aussi été élu trésorier de l’association de la Khaldounia depuis sa création.

  Béchir FOURTI (1884 – 1954)

Né à Tunis, il fit des études à la Mosquée Zitouna et ensuite à la Khaldounia. Il a fondé une imprimerie et deux journaux : un quotidien ‘’Attakadom’’ (Le Progrès) en 1907, qui porte le même nom que l’imprimerie et un hebdomadaire ‘’Ould el Bled’’ (Le fils du Bled). Après la suspension de ses journaux et quelques années d’emprisonnement par le pouvoir colonial, il quitte la Tunisie pour suivre sa carrière journalistique en Libye puis en Turquie. De retour en Tunisie, il fonde ‘’Le Bureau de la presse arabe’’. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages.

  Abderahmane KAAK (1890 – 1954)

Il a poursuivi ses études à la Mosquée Zitouna où il a obtenu en 1907 le ‘’Tatwi’’ (certificat des études coraniques). Il a ensuite étudié le droit avant d’exercer dans le domaine de l’enseignement puis dans la magistrature en tant qu’avocat. Il fut président de l’association de la Khaldounia et directeur de sa publication ‘’Nachrat el khaldounia’’ (1930). Il a aussi fondé l’association tunisienne ‘’al-Wikala’’ ainsi que la brochure de cette association (1935).

Mohamed Mokdad El OUERTATANI (1875- 1950)

Homme de lettres, poète et historien, il est né dans la région du Kef. En 1892, il rejoint la mosquée Zitouna et obtient le certificat de fin d’études coraniques (Tatwic) en 1898.

En 1946 il réussit au concours d’assistanat de la mosquée Zitouna et il y enseigna jusqu’à sa mort en 1950.

Le don de Mohamed Mokdad el Ouertatani est considéré comme un des fonds majeur offert à la Bibliothèque nationale.

  Hassan Hosni ABDELWAHAB (1884-1968)

Né à Tunis, H. H. Abdelwahab poursuivit ses études primaires  et secondaires respectivement à Mahdia et au lycée Sadiki à Tunis, puis des études supérieures à l’Ecole des Sciences Politiques à Paris. Après la mort de son père en 1904, il regagna Tunis où occupa plusieurs fonctions administratives. En 1947, il entama l’écriture de son ouvrage « Kitab al-Omor ». Après l’indépendance il fut désigné à la tête de la direction de l’Institut National d’Archéologie et des Arts de 1957 à 1962, période pendant laquelle il fonda 5 musées qu’il dota d’antiquités rares de sa collection personnelle.

Il a écrit plusieurs livres et articles dans différents revues et journaux et a présenté quelques livres sur l’archéologie. Il participa à des congrès en Tunisie et à l’étranger et enseigna l’histoire à la Khaldounia et à l’Ecole Supérieure de Langue et Lettres Arabes.

Son fonds est constitué de manuscrits (949 volumes groupant 1297 titres).

Zine El-Abidine SNOUSSI  (1901- 1965)

Né à Sidi Bou Saïd, il a poursuivi ses études au collège Sadiki ;

En 1917, il intégra la Mosquée Zitouna où il  fut parmi les  membres fondateurs de l’association zitounienne.

En 1922, il fonde l’imprimerie « Al-carab’’, et en 1930 il créé la revue « Al-cālam Al-cadabī » suivie par un journal d’obédience politique « Tunisie’’.

En 1936, il est l’auteur de  » La littérature tunisienne au 14ème siècle de l’hégire », Tunis 1927-1928 (Texte arabe)

  Othman KAAK (1903 – 1901)

Il est né à Gammarth (Tunisie) en 1903 et mort à Annaba (Algérie) en 1976. Il fit des études primaire à l’école arabo-française et secondaires au lycée Sadiki. En 1926 il poursuivit ses études supérieures à Paris en France (la Sorbonne, l’Institut des Langues Orientales, l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, le Collège de France). Il obtint une licence es Lettres arabes. De retour à Tunis, il enseigna, de 1928 à 1954, à la Khaldounia puis à l’Ecole Supérieure des lettres et Langues Arabes. Il fut nommé secrétaire général des programmes arabes à la Radio tunisienne de 1938 à 1943. Dans la même année, il fut désigné en tant que conservateur de la section arabe à la Bibliothèque publique. En 1956, après l’indépendance du pays, il devint le premier conservateur tunisien de la Bibliothèque nationale.

Il a écrit une quarantaine d’ouvrages en histoire, littérature, folklore, langues…

Parmi ses livres on cite :

المقري

محمد كرد علي  

عمر بن الفارض

موجز التاريخ العام للجزائر من العصر الحجري إلى الاحتلال الفرنسي

ابن قيم الجوزية

جزر قرقنة في الأدب والتاريخ

البربر    

المجتمع التونسي على عهد الأغالبة     

الثقافة الليبية والترجمة والنشر

محاضرات في مراكز الثقافة في المغرب

العلاقات بين تونس وإيران عبر التاريخ

التقاليد والعادات الشعبية أو الفلكلور التونسي 

  Tahar KHEMIRI (1904 – 1973)

Le docteur Tahar Khemiri est né à Tunis, Il a poursuivi ses études à la Mosquée Zitouna et à la Khaldouniya, puis acheva sa scolarité secondaire en Angleterre avant de se rendre en Allemagne.

1936 : thèse sur ‘’ Le concept  de l’esprit de clan chez Ibn Khaldoun’’ pour l’obtention du doctorat de l’université de Hambourg

1937 : licence pour l’enseignement des langues vivantes obtenue dans la même université

  Abdel Baki HERMASSI (1937 – … )

Docteur en sociologie de l’université de Californie (Berkeley), il a enseigné aux universités de Tunis et de Californie de 1970 à 1992.

En 1996 il est nommé à la tête du ministère de la culture, jusqu’à sa nomination en tant que ministre des Affaires étrangères en 2004. En 2008, il est nommé président du conseil supérieur de la communication.

Le fonds offert est constitué essentiellement d’ouvrages en sociologie en langue anglaise et d’une variété de titres dans diverses disciplines et langues.

  Jamel Eddine BENCHEIKH (1930 – 2005)

Il est né à Casablanca au Maroc. Après sa scolarité au lycée français, il poursuivit des études de médecine qu’il interrompt au bout de deux ans afin de suivre des études d’arabe et de droit à Alger. De 1956 à 1962, il passe l’agrégation d’arabe à Paris et regagne encore l’Algérie indépendante pour y enseigner la littérature arabe médiévale à la Faculté des Lettres d’Alger. Il devient Chargé de recherches au CNRS puis professeur à l’Université de Paris VIII en 1972 et ensuite à l’Université de Paris IV où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1997.

Cet écrivain et spécialiste de poétique arabe est surtout connu pour avoir traduit le conte des « Mille et une nuit ». « Son Anthologie de la poésie algérienne d’expression française (1945-1965) » est une référence capitale pour l’étude de la poésie algérienne d’expression française.
Le fonds offert  est constitué essentiellement de monographies, de thèses et de revues portant sur la littérature et l’histoire arabo-musulmane…

  Cheikh Ahmed Mahdi ENNEIFAR (1908 – 1987)

1929 : Il obtient le certificat de fin d’études religieuses (tatwic)

1938 : Imam à la mosquée Ezzrayia.

1947 : Mufti du rite malékite.

Le fonds de Cheikh Ahmed Mehdi Enneifar, constitué par plus de 10000 volumes, traite de différents domaines du savoir : littérature, sciences humaines, fik’h….

  Cheikh kameleddine JAIT (1922-2012)

Né à Tunis, il fut formé par un précepteur personnel à la demeure familiale puis poursuivit des études  primaires. Après un passage au Collège Sadiki puis à al-Madrassa al-Alkhaïryya, il intègre la Zitouna, d’où il sort diplômé (at-Tatouï et ensuite at-Tahssil). En octobre 1950, il entame une carrière d’enseignant (mudarris) à la Zitouna et dans certaines de ses annexes, tout en assumant la charge d’imam durant une cinquantaine d’années dans différentes mosquées.

Après la dissolution de la Zitouna en 1958, il enseigne l’arabe et l’instruction civique et religieuse au collège de La Goulette. Promu maître de conférences en 1970, il est recruté par la nouvelle faculté de théologie et de sciences religieuses et y enseigne durant quatorze ans. Il collabore dans le même temps à quelques revues, notamment Al-Hidâya publiée par le Conseil islamique supérieur. À sa mise à la retraite en 1984, il siège dans plusieurs congrès scientifiques et académies internationales. Il est par ailleurs membre représentant à la Ligue arabe (19841998), membre du Conseil islamique supérieur (19891998), de l’Assemblée du Fiqh islamique rattachée à l’Organisation de la conférence islamique (19892008) et de la Chambre des députés (19941998).

Kameleddine Djaït devient lui-même mufti de la République le 18 décembre 1998. Il démissionne de ses fonctions en 2008 pour raisons de santé.

  Ahmed lahbib DJELLOULI (1930-2011)

Il est né  à Nabeul

Etudes primaires à l’école franco-arabe de Carthage

Etudes secondaires au lycée Carnot à Tunis

Khalifat de Béja puis chargé de Kahialik de Medjez El Bab

Il quitte la fonction publique en 1957 et commence une carrière dans le privé.

 

– Directeur de Monoprix de Sfax de Tunis après un passage à celui d’Alger

 

– Administrateur à la STIL

 

A occupé différents postes:

 

– Conseiller à l’ASM (Association de Sauvegarde de la Médina) à sa création en 1968

 

– Conseiller au Ministère de l’économie nationale

 

–  Membre de plusieurs commissions d’histoire et du patrimoine (arts et traditions populaires, manuscrits, muséographie, collections historiques…)

 

– Conseiller des comités d’organisation de plusieurs expositions culturelles organisées en Tunisie et à l’étranger (Paris, Dubaï, Le Caire, …)

 

– Conseiller auprès du Ministère de la Culture et de l’Office de l’Artisanat

 

– Expert consultant auprès du Programme de l’Encyclopédie à l’ALECSO